Si vous lisez ces lignes aujourd’hui, c’est parce que vous ressentez une forme de solitude particulièrement douloureuse. Celle que l’on éprouve au creux du lit, face à un corps qui ne semble plus nous obéir, ou face au regard d’un partenaire que l’on craint de décevoir.
Que vous soyez un homme ou une femme, ce blocage de l’excitation n’est pas une trahison de votre corps. C’est, bien souvent, un cri de protection.
Ce sentiment de « panne » qui fait mal
Je sais la culpabilité qui vous ronge. Je connais ce sentiment d’impuissance, cette impression d’être »cassé(e) » ou « anormal(e) ».
Pour vous, messieurs, l’absence d’érection est souvent vécue comme une blessure d’identité. On se sent amputé de sa force, on s’isole, on finit par redouter le moindre contact de peur que « cela » n’arrive pas.
Pour vous, mesdames, ce corps qui reste sec ou ces sensations qui s’émoussent provoquent souvent une immense tristesse. On finit par faire « semblant » ou par s’excuser d’exister, avec l’impression d’être déconnectée de sa propre féminité.
Cette souffrance est réelle, mais elle n’est pas votre identité. Elle est le signe que votre écologie intérieure est saturée.
Pourquoi votre a-t-il « fermé la porte » ?
Souvent, le blocage n’est pas un manque de désir pour l’autre, mais un surplus de protection envers soi-même.
Le stress, un traumatisme ancien qui refait surface, une fatigue que l’on n’ose plus avouer, ou simplement l’exigence d’une « sexualité parfaite »… Tout cela crée un bruit de fond que votre système nerveux ne peut plus supporter. Pour se protéger, il coupe le courant. Votre corps ne vous lâche pas : il se met en « veille ».
Un espace pour déposer votre fardeau
En tant que sexothérapeute, mon cabinet est avant tout un refuge. Ici, il n’y a aucune attente de performance, aucun jugement, aucune normalité à atteindre.
Mon travail n’est pas de vous « réparer » ( car vous n’êtes pas brisé(e)), mais de vous aider à :
Redescendre dans vos sensations : Doucement, sans pression, pour réapprendre que le plaisir ne se commande pas, il se reçoit.
Libérer la parole : Mettre des mots sur cette honte pour qu’elle cesse de vous étouffer.
Retrouver la sécurité : Apprendre à votre système nerveux qu’il peut à nouveau s’ouvrir sans danger.
A vous qui souffrez en silence : Ce que vous vivez est une étape, pas une destination. Votre capacité à ressentir, à vibrer et à partager est toujours là, intacte, juste cachée derrière un voile de peur ou de fatigue. Ensemble, nous allons soulever ce voile, à votre rythme, avec toute la douceur que vous méritez.