Psycho Sexotherapie 83

État amoureux ou amour vrai : quand le miroir de l’autre nous transforme

Avez-vous déjà eu l’impression, après quelques mois ou quelques années de relation, que la personne en face de vous avait changé ? Que la passion des débuts avait laissé place à des doutes, voire à une forme d’insécurité ?
​C’est l’une des demandes les plus fréquentes dans mon cabinet à Six-Fours-les-Plages. Bien souvent, ce passage à vide n’est pas la fin de votre histoire, mais simplement la transition entre l’état amoureux et l’amour véritable.
​Comprendre cette nuance et le rôle de ce qu’on appelle « l’effet miroir » peut littéralement sauver et métamorphoser votre couple.
 

​1. L’état amoureux : la tempête passionnelle (et idéale)

​L’état amoureux, c’est le début. Un cocktail neurobiologique puissant (dopamine, adrénaline) qui nous donne des ailes, de l’énergie et un désir spontané.
​Mais sur le plan psychologique, l’état amoureux repose beaucoup sur la projection. On ne tombe pas amoureux de l’autre tel qu’il est réellement, mais de l’image idéale qu’on se fait de lui. L’autre devient notre sauveur, celui ou celle qui vient combler nos manques ou apaiser nos vieilles blessures.
​En résumé : C’est un état fusionnel, magique, mais par définition éphémère. Il sert d’accroche pour donner envie de créer un lien.
 

​2. L’amour : le choix de la réalité et de l’altérité

​Quand la tempête hormonale se calme (généralement entre 18 mois et 3 ans), le « décor » tombe un peu. On commence à voir les défauts, les manies et les limites de son partenaire. C’est la phase de désenchantement… mais c’est aussi là que le véritable amour commence.
​Aimer, ce n’est plus idéaliser. C’est choisir, en conscience, de chérir une personne réelle, différente de nous, avec ses qualités et ses imperfections.
​On passe de la fusion à la différenciation (« Tu es toi, je suis moi, et nous créons un ‘nous' »).
​En sexothérapie, le désir n’est plus un automatisme : il devient un espace que l’on cultive, où l’intimité émotionnelle vient nourrir la complicité sous la couette.
 

​3. L’effet miroir : pourquoi l’amour nous insécurise… avant de nous apaiser

​En couple, notre partenaire est notre plus grand miroir. Il nous renvoie l’image de ce que nous sommes, y compris nos zones d’ombre et nos peurs les plus enfouies (peur de l’abandon, du rejet, d’injustice).
 
​Phase 1 : L’insécurité
​Lorsque l’état amoureux s’estompe, l’effet miroir peut être inconfortable. Si votre partenaire demande un peu d’espace, cela peut réactiver une angoisse d’abandon. S’il exprime un désaccord, vous pouvez y voir un rejet. L’autre nous confronte à notre propre vulnérabilité : « S’il me voit vraiment tel(le) que je suis, va-t-il/elle continuer à m’aimer ? »
 
​Phase 2 : L’apaisement et la guérison
​C’est ici que la magie de l’amour s’opère. Si le couple apprend à communiquer et à accueillir ces vulnérabilités sans jugement, l’effet miroir devient un puissant levier de guérison.
Se sentir vu(e) dans ses failles et continuer à être aimé(e) permet de développer un sentiment de sécurité profonde (l’attachement sécurisant).
​L’amour finit alors par apaiser le système nerveux. Il offre un socle stable d’où l’on peut s’élancer pour grandir, ensemble et individuellement.
 

​Ce qu’il faut retenir pour votre couple

​Si vous traverser une période où l’insécurité pointe le bout de son nez, rappelez-vous que :
​L’inconfort n’est pas forcément le signe d’un manque d’amour, mais le début du travail d’aimer pour de vrai.
 
​Ce qui vous agace ou vous fait peur chez l’autre en dit souvent long sur une blessure qui demande à être soignée chez vous.
 

​Besoin d’un accompagnement à Six-Fours-les-Plages ?

​En tant que psychopraticienne et sexothérapeute, j’accompagne les personnes individuelles et les couples pour traverser ces étapes, restaurer la communication et réinventer la complicité. N’hésitez pas à me contacter pour échanger ou prendre rendez-vous au cabinet.
​Laetitia Santoni
 
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